Depuis le 14 octobre 2025, Windows 10 ne reçoit plus de correctif de sécurité. Les postes restés sur cet OS accumulent des vulnérabilités que rien ne viendra refermer, sauf à payer un sursis.
L’échéance était connue de longue date. Ce qui reste, c’est le travail : savoir combien de postes sont encore concernés, lesquels peuvent recevoir Windows 11 en l’état, lesquels ne le pourront jamais, et dans quel ordre les faire basculer sans immobiliser un service entier. Sur un parc de quelques centaines de machines, ce n’est pas une manipulation, c’est un projet.
L’ESU n’est pas une solution, c’est un délai
Microsoft propose un programme de mises à jour de sécurité étendues pour Windows 10. Il faut en connaître les limites avant d’en faire une stratégie.
Il ne couvre que les vulnérabilités classées critiques et importantes : aucune nouvelle fonctionnalité, aucune correction de confort, et pas de support technique général. Il impose que chaque poste soit en version 22H2. Il s’achète par année entière, il est payant, et il s’arrête définitivement après trois ans. Il achète du temps pour organiser la migration. Il ne la remplace pas.
Le replay du LinkedIn Live IT Inside
Jérémy Selin, expert LAZAR SOFT, déroule la migration de bout en bout dans la console Endpoint Central : repérage des postes éligibles, constitution des groupes, déploiement, suivi des résultats.
La migration en quatre étapes
La difficulté d’une migration de parc n’est pas technique, elle est organisationnelle : sans inventaire fiable, on découvre les machines incompatibles au moment où l’on tente de les mettre à niveau. La méthode présentée dans le live inverse l’ordre : on sait d’abord, on déploie ensuite.
Identifier les postes éligibles
Étape 1
Windows 11 impose un socle matériel que beaucoup de postes achetés avant 2019 ne remplissent pas : TPM 2.0, démarrage sécurisé en UEFI, processeur 64 bits d’au moins 1 GHz et 2 coeurs, 4 Go de mémoire, 64 Go de stockage disponible.
Endpoint Central produit un rapport d’éligibilité qui range les machines du parc en compatibles et incompatibles, et indique pour chaque poste incompatible le prérequis qui manque. Le rapport s’exporte avec les colonnes de votre choix : c’est la base du plan de renouvellement matériel.
Le bénéfice réel. Vous distinguez les postes à migrer des postes à remplacer avant d’avoir engagé la moindre bascule.
Créer des groupes dynamiques
Étape 2
Migrer un parc entier en une fois n’est pas raisonnable. Les groupes permettent de découper : par site, par service, par criticité, ou par vague de test. Leur intérêt est qu’ils se tiennent à jour seuls, sans liste à maintenir à la main à chaque poste qui bascule ou qui entre dans le parc.
Le bénéfice réel. Une vague pilote sur un service volontaire, puis l’élargissement progressif, plutôt qu’un week-end de bascule générale.
Déployer en toute maîtrise
Étape 3
La mise à niveau se déploie comme un feature pack, en tenant compte de l’édition installée sur chaque poste, Enterprise ou Professional. Endpoint Central gère les fichiers ISO et la planification du déploiement : vous choisissez le moment, la cible et le rythme.
Le bénéfice réel. Aucun passage physique sur les postes, et des bascules qui se déclenchent hors des heures de production.
Suivre les résultats
Étape 4
Une migration se pilote sur deux chiffres : le nombre de postes déjà passés sous Windows 11, et le nombre de postes encore sous Windows 10. Les rapports de la console donnent cette photographie à tout instant, et identifient les machines sur lesquelles la mise à niveau a échoué.
Le bénéfice réel. Un état d’avancement présentable en comité de direction, et une liste d’exceptions à traiter plutôt qu’une impression générale.
Ce qu’il faut décider maintenant
Ce qu’il faut retenir
Trois questions suffisent à savoir où vous en êtes :
- Combien de postes de votre parc tournent encore sous Windows 10, et combien d’entre eux peuvent recevoir Windows 11 sans changement de matériel ?
- Les postes qui resteront sous Windows 10 quelques mois de plus sont-ils bien en version 22H2, seule version éligible à l’ESU ?
- Les machines incompatibles sont-elles inscrites dans un plan de renouvellement, avec une date ?
Si l’une des trois reste sans réponse chiffrée, l’inventaire est le premier chantier, avant le déploiement.
Un poste qui ne reçoit plus de correctif ne tombe pas en panne : il continue de fonctionner, et c’est précisément ce qui le rend facile à oublier. La fenêtre de l’ESU se referme, et chaque mois qui passe réduit le temps disponible pour étaler la migration sur des vagues maîtrisées.
LAZAR SOFT
Où en est votre parc Windows 10 ?
Nos équipes avant-vente répondent aux questions de mise en oeuvre sur l’ensemble du catalogue ManageEngine.
